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Un espace de présentation de la communauté des traducteurs

Cette page constitue un espace de présentation de la communauté des traducteurs et traductrices de SPIP ; communauté discrète et fort studieuse qui permet à SPIP d’illustrer concrètement la diversité linguistique que tant de rapports et d’experts appellent de leurs voeux, sans jamais y mettre concrètement les doigts.

Les traducteurs et traductrices de SPIP représentent aujourd’hui une bonne trentaine de volontaires qui travaillent seuls ou en équipes pour internationaliser les interfaces publiques et privées du logiciel, mais également sa documentation, et certains des outils qui contribuent à sa production.

L’organisation de cette communauté s’articulent autour de quelques principes et outils communs. Ces principes sont liées au choix des langues et à leur critère d’intégration das la version officielle, au mode d’élaboration et de distribution des fichiers de langues. Les outils sont des “supports de communication” (espaces web et listes de diffusion pour l’organisation du travail ou le support aux utilisateurs) ou des moyens de production (trad-lang, voir ci-dessous.).

Les langues de SPIP : quelques principes

SPIP est aujourd’hui traduit en de nombreuses langues des cinq continents : des langues africaines, des langues asiatiques, des langues “occidentales”, des langues “orientales”. Certaines sont des langues “dominantes” au regard des conditions géopolitiques qui régissent notre monde, d’autres des langues moins médiatisées à l’échelle mondiale, mais tout aussi importantes pour le patrimoine culturel de l’humanité, et a fortiori pour leur communauté de locuteurs, au-delà des frontières étatiques et nationalistes.

Partage et diversité

La communauté des traducteurs de SPIP ne fait aucune distinction de rang ou de dignité des langues selon des critères socio-économiques ou impérialistes, liés à leur aire géographiques et politiques de diffusion. Il n’y a pas de petites ou grandes langues à nos yeux, de langues prioritaires ou de langues inférieures, mais une faculté de langage humain s’exprimant dans la diversité.

Que votre langue soit une des langues de communication à l’hégémonie internationale ou la langue maternelle d’une petite communauté de locuteurs/locutrices, soyez rassuré-e-s : vous pouvez vous joindre à nous. Toutes les langues sont bienvenues, dans un esprit de partage et de diversité.

Langues naturelles, jargons etc...

Les langues vernaculaires (c’est-à-dire les langues “naturelles” dont la mémoire se perd dans la nuit des temps ou l’histoire ancienne; fongbé, italien, créole, japonais, etc. - en fait la majeure partie des langues de SPIP), comme les créations récentes et conscientes porteuses d’un projet politique compatible avec l’esprit SPIP (par exemple l’espéranto), voire quelques “langues pour rire” (langue des Hackers) ou jargons, voire quelques projets jouant des “registres de langues” (essais de “français copain”, où le tutoiement remplace le vouvoiement de la version française officielle) sont acceptées.

Dialectes et langues officielles

Les langues dites “régionales” et les variations dialectales sont également tout à fait bienvenues dans SPIP. Ainsi, pour l’ensemble linguistique hérité de ce que l’on appelle communément les “langues d’Oc” en France, un petit pôle de traducteurs et traductrices très réactif, nous a permis de découvrir la richesse du languedocien, du provençal, du limousin, etc.
Plutôt que de se disputer sur une version générique et uniformisée d’une langue qui aurait été le “porte-drapeau” sudiste de cette “langue d’oc” présumée uniforme, ils/elles ont fait l’effort de traduire SPIP en différents idiomes à la fois proches intercompréhensibles mais dotés de leur saveur propre.

Variantes et familles de langues

-  5 versions en occitan, n’est-ce pas trop ?

Non. Cela n’enlève rien à personne, mais au contraire évite les conflits stériles de légitimité ou de pseudo suprématie intrinsèque de telle ou telle version (conflits socio-linguistico-politiques qui dérivent facilement en guerres fratricides...). Cela permet aussi d’illustrer la richesse culturelle de cette vaste région méridionale française, au-delà des clichés administratifs d’une pratique exclusive de la langue officielle française, sans no plus porter préjudice à celle-ci.

Là encore, certains esprits chagrins ont parfois glosé et gloussé sur l’intérêt de multiplier les versions SPIP de langues dont ils ignoraient tout. Mais les esprits curieux ont pu s’interroger sur le paysage linguistique complexe résultant d’un territoire ou de l’Histoire et comprendre que les langues sont vivantes, appareillées sans doute mais avec leur sel propre, dans un continuum social, historique et géographique, qu’il serait d’ailleurs intéressant, un jour de détailler dans la doc de présentation.

De la même façon, les versions portugaise du Portugal et portugaise du Brésil peuvent-elles cohabiter sans souci dans une version1.8 qui leur permet de mutualiser, dans un premier temps, l’aide en ligne ou la documentation. Rien n’est figé. Chaque traducteur ou groupe de traducteur peut décider de singulariser les spécificités de sa version et de tout traduire intégralement pour celle-ci, ou de mettre en valeur les ressemblances et les passerelles avec les autres langues de sa famille linguistique.

Langues et (géo)politique : où se place donc la communauté des traducteurs de SPIP ?

SPIP porte la diversité linguistique en se reportant à une vision plus pragmatique et culturelle que géopolitique des langues. Le caractère de langue officielle ou non nous est parfaitement indifférent. Ce n’est ni un critère d’entrée ni un contraire d’exclusion pour accepter une traduction.

Nous n’ignorons pas les liens qui peuvent unir les questions linguistiques et identitaires, dont on sait qu’elles peuvent être manipulée pour servir des intérêts politiciens aux antipodes des valeurs de partage que nous essayons d’illustrer par et autour de SPIP. Nous ne souhaitons pas nous positionner collectivement comme caisse de résonance d’éventuelles batailles liées à une “orthodoxie” politico-langagière. Chacun est libre d’avoir ses convictions et ses engagements personnels ce qui ne veut pas dire que l’ensemble de l’équipe de telle langue ou que le “collège” des traducteurs de SPIP doivent y adhérer.

Le principe de travail qui prévaut est celui de la coopération linguistique, pas celui de l’affidation à telle ou telle vision orthodoxe d’une identité ou de sa traduction politique.

Traduire ou ne pas traduire SPIP en créole ou en basque ne présume pas d’une position autonomiste, indépendantiste ou au contraire jacobine de la communauté et des développeurs de SPIP, mais illustre l’existence de volontaires traducteurs et l’ouverture de SPIP comme support de diffusion de tout contenus possibles dans les aires d’expression et de compréhension de ces langues ni plus ni moins.Toutes les langues et toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues a priori.

Gestion des conflits sociaux linguitisques éventuels, et critères de qualité d’ue traduction

Restriction -rarissime- à l’acceptation d’une proposition de traduction de SPIP...

La seule restriction connue à ce jour concernent une utilisation “ouvertement nationaliste et belliqueuse” de la problématique du langage par un traducteur qui s’est ouvertement positionné dans une attitude hostile et raciste face à d’autres traducteurs/trices de la communauté. Ce fut le cas d’une proposition liée aux langues de l’Ex-Yougoslavie par un traducteur agressif, explicitant ses motivations guerrières dans notre espace de travail linguistique. Une mise au point très claire surs SPIP-trad le dissuada de venir jouer aux petits soldats avec nous.

Au contraire nous nous réjouissons de l’entrée du fongbé dans SPIP (disponible à partir de la version 1.8) qui a permis à la petite communauté de traducteurs de découvrir cette langue - de la famille mandingue - parlée au delà des frontières douanières, dans une aire touchant le Bénin, le Togo ou encore la Guinée. Le fongbé, qui s’écrit dans un alphabet propre et, tout comme l’arabe, le farsi ou l’hébreu -autres langues distribuées ou en cours de traduction pour SPIP - a d’ailleurs enrichi de sa palette propre, la calligraphie de SPIP.

Distribution des langues dans la version officielle

...ou en contribution sur le site spip-contrib

Si toutes les langues de SPIP ne sont pas distribuées officiellement dans la version stable de SPIP, notamment les langues pour rire et les versions jouant des registres de langue ou des variations de l’énonciation en fonction de critères sociolinguistiques - “français copain” ou “français bobo”, argot etc. -, elles sont toutes distribuées dans l’espace dédié de spip.net : “L’espace des traducteurs”, via le tableau de récapitulation des langues, et peuvent être proposées en “contribution” sur spip-contrib, notamment lorsque les “traductions” proposées relèvent d’un jeu sur les registres de langue ou d’une version humoristique.

Même s’il vaut mieux l’éviter, et privilégier un travail complet, une traduction superficielle de SPIP pourra parfois être distribuée en “contrib” de SPIP-contrib, sous la forme d’un fichier .txt, en attendant une internationalisation plus approfondie, ou pour sensibiliser d’autres contributeurs à l’existence d’un travail sur telle ou telle langue dont le mainteneur cherche des relais ou camarades de travail.

Ce sera le cas par exemple si une traduction du seul module “PUBLIC” de SPIP a été effectuée.

Dans le tableau récapitulatif de ’“L’espace des traducteurs”->http://www.spip.net/rubrique4.html], on peut en effet apercevoir le découpage des traductions en “modules” (ils correspondent aux séries de chiffres qui suivent le code ISO et le nom de chaque langue disponible, écrit dans sa propre langue et graphie).

Ces modules sont au nombre de 6 :

Les 3 premiers modules correspondent à SPIP lui même :
-  Module “SPIP” : qui permet de traduire toutes les “chaînes” de texte entrant dans des fichiers n’appartenant pas au répertoire “ecrire”.
-  Module “SPIP/ecrire” : qui permet de traduire toutes les chaînes de textes entrant dans des fichiers appartenant au répertoire “ecrire”.
-  Module “PUBLIC” : qui permet de traduire toutes les chaînes de textes liées à l’espace public : “blocs multi” des squelettes par défaut et des formulaires.

On peut les nommer “modules universels” de SPIP.

Les 3 modules suivants sont :

-  Module “listes.REZO.NET” : qui permet de traduire toutes les chaînes de texte qui permettent de traduire la liste de diffusion et son interface d’administration dans la langue choisie.
-  Module “site SPIP.NET” : qui permet de traduire les contenus propres au site officiel de SPIP.
-  Module “Trad-lang” : qui permet de traduire l’interface de traduction elle-même.

La traduction du seul module PUBLIC permet, comme son nom l’indique, d’internationaliser rapidement l’espace public d’un site.
Une discussion récente sur les listes SPIP-dev et SPIP-trad, autour de l’hébreu, a confirmé le fait que nous ne considérerons pas comme complète une traduction de ce seul module. Pour être distribuée officiellement dans la future version stable (en l’occurence la 1.8), l’ensemble des 3 modules universels au moins, et l’ensemble des 6 modules totaux de préférence.

L’apport des traductions à la communauté SPIP

Ouverture culturelle et enrichissements techniques

Historiquement (et grosso modo), l’internationalisation de SPIP a commencé par le vietnamien, l’arabe, puis plus tard, l’anglais, l’italien, le créole réunionais, etc.

D’emblée se sont posées d’intéressantes questions de gestion de l’affichage des langues, que les développeurs ont donc eu à gérer, articulant ainsi les aspects techniques du logiciels et ses aspects culturels.

Puis, l’ouverture sur une langue dite “régionale ou minoritaire”, comme le créole que beaucoup de gens méconnaissent ou pensent ne pas être “une langue qui s’écrit”, a ouvert la voie d’autres langues méconnues en dehors de leur zone d’influence propre. SPIP en créole a suscité quelques moqueries ethnocentristes, mais a surtout fait réagir de nombreuses personnes en Afrique, en décomplexant des locuteur de langues perçues comme langues “de tradition orale” uniquement. Si les questions de graphie orthodoxe se sont posées (et sont loin d’être résolues), cet essai de traduction en créole a aussi posé d’intéressantes questions de néologie, utiles aux traducteurs de langues qui ne disposaient pas, pour une raison ou une autre du jargon techniue de l’informatique. Aujourd’hui nous avons une version fongbé de SPIP, qui sera intégrée à la prochaine 1.8, et des versions bambara ou wolof sont en préparation...

Le travail des traducteurs sensibilise aussi les développeurs sur la nécessité de maintenir le cap d’une documentation simple et claire, pas trop idiomatique pas trop franco-française. Plus SPIP s’étoffe, plus il est difficile maintenir la simplicité de cette documentation

la grande qualité des textes constituant l’espace privé de SPIP, sa documentation interne (aide en ligne, éléments-guides de l’installation du logiciel) ou externe (documentation oficielle de spip.net ou contribution de spip-contrib). Cette clarté et cette qualité sont la marque de fabrique de SPIP. Elles demeurent d’autant plus essentielles qu’elles doivent servir une localisation en plus de trente langues... les traducteurs le rappellent de temps en temps...Les développeurs historiques en sont conscients. Ceux de spip-contrib peuvent y être sensibilisés. C’est le but de ces uelques lignes.

Dans tous les cas, l’ ouverture sur le monde des langues a permis a SPIP de se développer techniquement (à travers les questions que posait la gestion de l’affichage de chaque langue puis la création des liens entre les langues pour un véritable multilinguisme de l’outil. Cf: charset, translitération, affichage bi-directionnel, “blocs multi”, etc.) et a constitué et constitue encore une des belles aventures humaines du petit écureuil.

Les espaces communs aux traducteurs/traductrices

... et aux utilisateurs de fichiers multilingues

Tous ceux que le multilinguisme de SPIP intéressent peuvent souscrire une inscription à la liste de discussion des traducteurs : spip-trad.

Attention, cette liste est aussi et surtout un espace de travail de la communauté, dont le débit est assez irrégulier parfois calme parfois très fourni.

Dans “L’espace des traducteurs” de spip.net, véritable “porte ouverte” sur la communauté des traducteurs/trices, on trouvera :
-  un récapitulatif du travail en cours : panorama et avancement des langues disponibles ;
-  les fichiers de langues en .txt, récupérables sans inscription sur le site (un simple clic sur les “chiffres” de chaque module de langue dans l’idome choisi suffit à faire s’ouvrir un fichier qu’il ne reste plus qu’à enregistrer sur son ordi)
-  les renseignements et les outils utiles pour participer.

Participer aux traductions

des motivations diverses

L’ambition de traduire SPIP dans ces diverses langues est, pour nombre d’entre les traducteurs/trices, liée à l’envie toute simple de se doter d’un outil de publication dans sa langue maternelle.
Il peut également s’agir de permettre la mise en circulation sur le réseau mondial de ressources culturelles diversifiées, de lutter contre la fracture numérique Nord-Sud (souvent aggravée par une fracture linguistique face aux outils de l’hégémonie technique anglo-saxonne) voire d’utiliser, à terme, la simplicité de publication de SPIP comme support de soutien à la formation de jeunes ou l’alphabétisation d’adultes, dans leur langue, de façon pragmatique et à travers un outil moderne et valorisant.

Les motivations sont multiples, et servent souvent un projet personnel initial, profitant finalement à tous, dans la logique du partage des logicilels libres. Tant que vous êtes motivé-e-s, la participation est aisée !

Comment devenir traducteur ?

L’arrivée d’une nouvelle traductrice ou d’un nouveau traducteur se fait tout naturellement et à son initiative.

Il suffit d’être volontaire, de se sentir les capacités linguistiques pour se lancer dans l’aventure et de signaler sa bonne volonté aux autres traducteurs/trices, en s’inscrivant sur la liste de discussion spip-trad, commune à l’ensemble des trads, ou sur le site spip.net (laisser alors un petit message dans le “forum interne” pour éventuellement obtenir de l’aide).

S’inscrire comme rédacteur sur spip.net ouvre des droits d’accès à l’outil de traduction en ligne “trad-lang” (logiciel libre développé sur mesure pour nos besoins par notre traducteur espérantiste : Florent Jugla).

Trad-lang est très facile d’emploi et ne demande aucune connaissance informatiques préalabes. Il dispose d’une interface “intuitive” qui permet de traduire chaque élément de l’espace privé de SPIP ainsi que le vocabulaire commun aux squelettes, mais aussi les pages de présentation des listes de discussions dédiées à SPIP et même l’interface de traduction elle-même !

Il est également possible de traduire SPIP en récupérant et complétant les fichiers de langue disponibles en.txt (et sans inscription préalable) dans l’Espace des traducteurs. Dans ce cas, un simple éditeur de texte permet de modifier le chier qu’il faudra néanmoins faire parvenir à la communauté des traducteurs pour qu’il puisse s’intégrer au travail déjà existant ou être intégré (commité) dans SPIP par les développeurs ayant accès au CVS.

Toutes les traductions de SPIP se doivent d’être en accord avec l’esprit de la licence libre sous laquelle est distribué le logiciel : la GPL. Les traducteurs/traductrices qui nous rejoignent dans ce projet de SPIP polyglotte doivent donc partager ces valeurs qui permettent la libre circulation d’un patrimoine commun, que chacun peut étudier, modifier et redistribuer pour permettre son amélioration.

Ouvrir l’espace d’une nouvelle langue

L’ouverture d’une nouvelle langue dans nos espaces de travail permet à chacun des membres de la communauté des “trads” tout d’abord mais aussi aux développeurs et surtout utilisateurs de SPIP de découvrir d’autres horizons. C’est donc toujours une bonne nouvelle, et il ne faut surtout pas hésiter à se lancer si on en a l’envie et les capacités linguistiques.

Rejoindre une équipe en place ? rien de plus facile

Un espace de présentation de la communauté des traducteurs

Cette page constitue un espace de présentation de la communauté des traducteurs et traductrices de SPIP ; communauté discrète et fort studieuse qui permet à SPIP d’illustrer concrètement la diversité linguistique que tant de rapports et d’experts appellent de leurs voeux, sans jamais y mettre concrètement les doigts.

Les traducteurs et traductrices de SPIP représentent aujourd’hui une bonne trentaine de volontaires qui travaillent seuls ou en équipes pour internationaliser les interfaces publiques et privées du logiciel, mais également sa documentation, et certains des outils qui contribuent à sa production.

L’organisation de cette communauté s’articulent autour de quelques principes et outils communs. Ces principes sont liées au choix des langues et à leur critère d’intégration das la version officielle, au mode d’élaboration et de distribution des fichiers de langues. Les outils sont des “supports de communication” (espaces web et listes de diffusion pour l’organisation du travail ou le support aux utilisateurs) ou des moyens de production (trad-lang, voir ci-dessous.).

Les langues de SPIP : quelques principes

SPIP est aujourd’hui traduit en de nombreuses langues des cinq continents : des langues africaines, des langues asiatiques, des langues “occidentales”, des langues “orientales”. Certaines sont des langues “dominantes” au regard des conditions géopolitiques qui régissent notre monde, d’autres des langues moins médiatisées à l’échelle mondiale, mais tout aussi importantes pour le patrimoine culturel de l’humanité, et a fortiori pour leur communauté de locuteurs, au-delà des frontières étatiques et nationalistes.

Partage et diversité

La communauté des traducteurs de SPIP ne fait aucune distinction de rang ou de dignité des langues selon des critères socio-économiques ou impérialistes, liés à leur aire géographiques et politiques de diffusion. Il n’y a pas de petites ou grandes langues à nos yeux, de langues prioritaires ou de langues inférieures, mais une faculté de langage humain s’exprimant dans la diversité.

Que votre langue soit une des langues de communication à l’hégémonie internationale ou la langue maternelle d’une petite communauté de locuteurs/locutrices, soyez rassuré-e-s : vous pouvez vous joindre à nous. Toutes les langues sont bienvenues, dans un esprit de partage et de diversité.

Langues naturelles, jargons etc...

Les langues vernaculaires (c’est-à-dire les langues “naturelles” dont la mémoire se perd dans la nuit des temps ou l’histoire ancienne; fongbé, italien, créole, japonais, etc. - en fait la majeure partie des langues de SPIP), comme les créations récentes et conscientes porteuses d’un projet politique compatible avec l’esprit SPIP (par exemple l’espéranto), voire quelques “langues pour rire” (langue des Hackers) ou jargons, voire quelques projets jouant des “registres de langues” (essais de “français copain”, où le tutoiement remplace le vouvoiement de la version française officielle) sont acceptées.

Dialectes et langues officielles

Les langues dites “régionales” et les variations dialectales sont également tout à fait bienvenues dans SPIP. Ainsi, pour l’ensemble linguistique hérité de ce que l’on appelle communément les “langues d’Oc” en France, un petit pôle de traducteurs et traductrices très réactif, nous a permis de découvrir la richesse du languedocien, du provençal, du limousin, etc.
Plutôt que de se disputer sur une version générique et uniformisée d’une langue qui aurait été le “porte-drapeau” sudiste de cette “langue d’oc” présumée uniforme, ils/elles ont fait l’effort de traduire SPIP en différents idiomes à la fois proches intercompréhensibles mais dotés de leur saveur propre.

Variantes et familles de langues

-  5 versions en occitan, n’est-ce pas trop ?

Non. Cela n’enlève rien à personne, mais au contraire évite les conflits stériles de légitimité ou de pseudo suprématie intrinsèque de telle ou telle version (conflits socio-linguistico-politiques qui dérivent facilement en guerres fratricides...). Cela permet aussi d’illustrer la richesse culturelle de cette vaste région méridionale française, au-delà des clichés administratifs d’une pratique exclusive de la langue officielle française, sans no plus porter préjudice à celle-ci.

Là encore, certains esprits chagrins ont parfois glosé et gloussé sur l’intérêt de multiplier les versions SPIP de langues dont ils ignoraient tout. Mais les esprits curieux ont pu s’interroger sur le paysage linguistique complexe résultant d’un territoire ou de l’Histoire et comprendre que les langues sont vivantes, appareillées sans doute mais avec leur sel propre, dans un continuum social, historique et géographique, qu’il serait d’ailleurs intéressant, un jour de détailler dans la doc de présentation.

De la même façon, les versions portugaise du Portugal et portugaise du Brésil peuvent-elles cohabiter sans souci dans une version1.8 qui leur permet de mutualiser, dans un premier temps, l’aide en ligne ou la documentation. Rien n’est figé. Chaque traducteur ou groupe de traducteur peut décider de singulariser les spécificités de sa version et de tout traduire intégralement pour celle-ci, ou de mettre en valeur les ressemblances et les passerelles avec les autres langues de sa famille linguistique.

Langues et (géo)politique : où se place donc la communauté des traducteurs de SPIP ?

SPIP porte la diversité linguistique en se reportant à une vision plus pragmatique et culturelle que géopolitique des langues. Le caractère de langue officielle ou non nous est parfaitement indifférent. Ce n’est ni un critère d’entrée ni un contraire d’exclusion pour accepter une traduction.

Nous n’ignorons pas les liens qui peuvent unir les questions linguistiques et identitaires, dont on sait qu’elles peuvent être manipulée pour servir des intérêts politiciens aux antipodes des valeurs de partage que nous essayons d’illustrer par et autour de SPIP. Nous ne souhaitons pas nous positionner collectivement comme caisse de résonance d’éventuelles batailles liées à une “orthodoxie” politico-langagière. Chacun est libre d’avoir ses convictions et ses engagements personnels ce qui ne veut pas dire que l’ensemble de l’équipe de telle langue ou que le “collège” des traducteurs de SPIP doivent y adhérer.

Le principe de travail qui prévaut est celui de la coopération linguistique, pas celui de l’affidation à telle ou telle vision orthodoxe d’une identité ou de sa traduction politique.

Traduire ou ne pas traduire SPIP en créole ou en basque ne présume pas d’une position autonomiste, indépendantiste ou au contraire jacobine de la communauté et des développeurs de SPIP, mais illustre l’existence de volontaires traducteurs et l’ouverture de SPIP comme support de diffusion de tout contenus possibles dans les aires d’expression et de compréhension de ces langues ni plus ni moins.Toutes les langues et toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues a priori.

Gestion des conflits sociaux linguitisques éventuels, et critères de qualité d’ue traduction

Restriction -rarissime- à l’acceptation d’une proposition de traduction de SPIP...

La seule restriction connue à ce jour concernent une utilisation “ouvertement nationaliste et belliqueuse” de la problématique du langage par un traducteur qui s’est ouvertement positionné dans une attitude hostile et raciste face à d’autres traducteurs/trices de la communauté. Ce fut le cas d’une proposition liée aux langues de l’Ex-Yougoslavie par un traducteur agressif, explicitant ses motivations guerrières dans notre espace de travail linguistique. Une mise au point très claire surs SPIP-trad le dissuada de venir jouer aux petits soldats avec nous.

Au contraire nous nous réjouissons de l’entrée du fongbé dans SPIP (disponible à partir de la version 1.8) qui a permis à la petite communauté de traducteurs de découvrir cette langue - de la famille mandingue - parlée au delà des frontières douanières, dans une aire touchant le Bénin, le Togo ou encore la Guinée. Le fongbé, qui s’écrit dans un alphabet propre et, tout comme l’arabe, le farsi ou l’hébreu -autres langues distribuées ou en cours de traduction pour SPIP - a d’ailleurs enrichi de sa palette propre, la calligraphie de SPIP.

Distribution des langues dans la version officielle

...ou en contribution sur le site spip-contrib

Si toutes les langues de SPIP ne sont pas distribuées officiellement dans la version stable de SPIP, notamment les langues pour rire et les versions jouant des registres de langue ou des variations de l’énonciation en fonction de critères sociolinguistiques - “français copain” ou “français bobo”, argot etc. -, elles sont toutes distribuées dans l’espace dédié de spip.net : “L’espace des traducteurs”, via le tableau de récapitulation des langues, et peuvent être proposées en “contribution” sur spip-contrib, notamment lorsque les “traductions” proposées relèvent d’un jeu sur les registres de langue ou d’une version humoristique.

Même s’il vaut mieux l’éviter, et privilégier un travail complet, une traduction superficielle de SPIP pourra parfois être distribuée en “contrib” de SPIP-contrib, sous la forme d’un fichier .txt, en attendant une internationalisation plus approfondie, ou pour sensibiliser d’autres contributeurs à l’existence d’un travail sur telle ou telle langue dont le mainteneur cherche des relais ou camarades de travail.

Ce sera le cas par exemple si une traduction du seul module “PUBLIC” de SPIP a été effectuée.

Dans le tableau récapitulatif de ’“L’espace des traducteurs”->http://www.spip.net/rubrique4.html], on peut en effet apercevoir le découpage des traductions en “modules” (ils correspondent aux séries de chiffres qui suivent le code ISO et le nom de chaque langue disponible, écrit dans sa propre langue et graphie).

Ces modules sont au nombre de 6 :

Les 3 premiers modules correspondent à SPIP lui même :
-  Module “SPIP” : qui permet de traduire toutes les “chaînes” de texte entrant dans des fichiers n’appartenant pas au répertoire “ecrire”.
-  Module “SPIP/ecrire” : qui permet de traduire toutes les chaînes de textes entrant dans des fichiers appartenant au répertoire “ecrire”.
-  Module “PUBLIC” : qui permet de traduire toutes les chaînes de textes liées à l’espace public : “blocs multi” des squelettes par défaut et des formulaires.

On peut les nommer “modules universels” de SPIP.

Les 3 modules suivants sont :

-  Module “listes.REZO.NET” : qui permet de traduire toutes les chaînes de texte qui permettent de traduire la liste de diffusion et son interface d’administration dans la langue choisie.
-  Module “site SPIP.NET” : qui permet de traduire les contenus propres au site officiel de SPIP.
-  Module “Trad-lang” : qui permet de traduire l’interface de traduction elle-même.

La traduction du seul module PUBLIC permet, comme son nom l’indique, d’internationaliser rapidement l’espace public d’un site.
Une discussion récente sur les listes SPIP-dev et SPIP-trad, autour de l’hébreu, a confirmé le fait que nous ne considérerons pas comme complète une traduction de ce seul module. Pour être distribuée officiellement dans la future version stable (en l’occurence la 1.8), l’ensemble des 3 modules universels au moins, et l’ensemble des 6 modules totaux de préférence.

L’apport des traductions à la communauté SPIP

Ouverture culturelle et enrichissements techniques

Historiquement (et grosso modo), l’internationalisation de SPIP a commencé par le vietnamien, l’arabe, puis plus tard, l’anglais, l’italien, le créole réunionais, etc.

D’emblée se sont posées d’intéressantes questions de gestion de l’affichage des langues, que les développeurs ont donc eu à gérer, articulant ainsi les aspects techniques du logiciels et ses aspects culturels.

Puis, l’ouverture sur une langue dite “régionale ou minoritaire”, comme le créole que beaucoup de gens méconnaissent ou pensent ne pas être “une langue qui s’écrit”, a ouvert la voie d’autres langues méconnues en dehors de leur zone d’influence propre. SPIP en créole a suscité quelques moqueries ethnocentristes, mais a surtout fait réagir de nombreuses personnes en Afrique, en décomplexant des locuteur de langues perçues comme langues “de tradition orale” uniquement. Si les questions de graphie orthodoxe se sont posées (et sont loin d’être résolues), cet essai de traduction en créole a aussi posé d’intéressantes questions de néologie, utiles aux traducteurs de langues qui ne disposaient pas, pour une raison ou une autre du jargon techniue de l’informatique. Aujourd’hui nous avons une version fongbé de SPIP, qui sera intégrée à la prochaine 1.8, et des versions bambara ou wolof sont en préparation...

Le travail des traducteurs sensibilise aussi les développeurs sur la nécessité de maintenir le cap d’une documentation simple et claire, pas trop idiomatique pas trop franco-française. Plus SPIP s’étoffe, plus il est difficile maintenir la simplicité de cette documentation

la grande qualité des textes constituant l’espace privé de SPIP, sa documentation interne (aide en ligne, éléments-guides de l’installation du logiciel) ou externe (documentation oficielle de spip.net ou contribution de spip-contrib). Cette clarté et cette qualité sont la marque de fabrique de SPIP. Elles demeurent d’autant plus essentielles qu’elles doivent servir une localisation en plus de trente langues... les traducteurs le rappellent de temps en temps...Les développeurs historiques en sont conscients. Ceux de spip-contrib peuvent y être sensibilisés. C’est le but de ces uelques lignes.

Dans tous les cas, l’ ouverture sur le monde des langues a permis a SPIP de se développer techniquement (à travers les questions que posait la gestion de l’affichage de chaque langue puis la création des liens entre les langues pour un véritable multilinguisme de l’outil. Cf: charset, translitération, affichage bi-directionnel, “blocs multi”, etc.) et a constitué et constitue encore une des belles aventures humaines du petit écureuil.

Les espaces communs aux traducteurs/traductrices

... et aux utilisateurs de fichiers multilingues

Tous ceux que le multilinguisme de SPIP intéressent peuvent souscrire une inscription à la liste de discussion des traducteurs : spip-trad.

Attention, cette liste est aussi et surtout un espace de travail de la communauté, dont le débit est assez irrégulier parfois calme parfois très fourni.

Dans “L’espace des traducteurs” de spip.net, véritable “porte ouverte” sur la communauté des traducteurs/trices, on trouvera :
-  un récapitulatif du travail en cours : panorama et avancement des langues disponibles ;
-  les fichiers de langues en .txt, récupérables sans inscription sur le site (un simple clic sur les “chiffres” de chaque module de langue dans l’idome choisi suffit à faire s’ouvrir un fichier qu’il ne reste plus qu’à enregistrer sur son ordi)
-  les renseignements et les outils utiles pour participer.

Participer aux traductions de SPIP

des motivations diverses

L’ambition de traduire SPIP dans ces diverses langues est, pour nombre d’entre les traducteurs/trices, liée à l’envie toute simple de se doter d’un outil de publication dans sa langue maternelle.
Il peut également s’agir de permettre la mise en circulation sur le réseau mondial de ressources culturelles diversifiées, de lutter contre la fracture numérique Nord-Sud (souvent aggravée par une fracture linguistique face aux outils de l’hégémonie technique anglo-saxonne) voire d’utiliser, à terme, la simplicité de publication de SPIP comme support de soutien à la formation de jeunes ou l’alphabétisation d’adultes, dans leur langue, de façon pragmatique et à travers un outil moderne et valorisant.

Les motivations sont multiples, et servent souvent un projet personnel initial, profitant finalement à tous, dans la logique du partage des logicilels libres. Tant que vous êtes motivé-e-s, la participation est aisée !

Comment devenir traducteur ?

L’arrivée d’une nouvelle traductrice ou d’un nouveau traducteur se fait tout naturellement et à son initiative.

Il suffit d’être volontaire, de se sentir les capacités linguistiques pour se lancer dans l’aventure et de signaler sa bonne volonté aux autres traducteurs/trices, en s’inscrivant sur la liste de discussion spip-trad, commune à l’ensemble des trads, ou sur le site spip.net (laisser alors un petit message dans le “forum interne” pour éventuellement obtenir de l’aide).

S’inscrire comme rédacteur sur spip.net ouvre des droits d’accès à l’outil de traduction en ligne “trad-lang” (logiciel libre développé sur mesure pour nos besoins par notre traducteur espérantiste : Florent Jugla).

Trad-lang est très facile d’emploi et ne demande aucune connaissance informatiques préalabes. Il dispose d’une interface “intuitive” qui permet de traduire chaque élément de l’espace privé de SPIP ainsi que le vocabulaire commun aux squelettes, mais aussi les pages de présentation des listes de discussions dédiées à SPIP et même l’interface de traduction elle-même !

Il est également possible de traduire SPIP en récupérant et complétant les fichiers de langue disponibles en.txt (et sans inscription préalable) dans l’Espace des traducteurs. Dans ce cas, un simple éditeur de texte permet de modifier le chier qu’il faudra néanmoins faire parvenir à la communauté des traducteurs pour qu’il puisse s’intégrer au travail déjà existant ou être intégré (commité) dans SPIP par les développeurs ayant accès au CVS.

Toutes les traductions de SPIP se doivent d’être en accord avec l’esprit de la licence libre sous laquelle est distribué le logiciel : la GPL. Les traducteurs/traductrices qui nous rejoignent dans ce projet de SPIP polyglotte doivent donc partager ces valeurs qui permettent la libre circulation d’un patrimoine commun, que chacun peut étudier, modifier et redistribuer pour permettre son amélioration.

Ouvrir l’espace d’une nouvelle langue

L’ouverture d’une nouvelle langue dans nos espaces de travail permet à chacun des membres de la communauté des “trads” tout d’abord mais aussi aux développeurs et surtout utilisateurs de SPIP de découvrir d’autres horizons. C’est donc toujours une bonne nouvelle, et il ne faut surtout pas hésiter à se lancer si on en a l’envie et les capacités linguistiques.

Rejoindre une équipe en place ? rien de plus facile

Un espace de présentation de la communauté des traducteurs

Cette page constitue un espace de présentation de la communauté des traducteurs et traductrices de SPIP ; communauté discrète et fort studieuse qui permet à SPIP d’illustrer concrètement la diversité linguistique que tant de rapports et d’experts appellent de leurs voeux, sans jamais y mettre concrètement les doigts.

Les traducteurs et traductrices de SPIP représentent aujourd’hui une bonne trentaine de volontaires qui travaillent seuls ou en équipes pour internationaliser les interfaces publiques et privées du logiciel, mais également sa documentation, et certains des outils qui contribuent à sa production.

L’organisation de cette communauté s’articulent autour de quelques principes et outils communs. Ces principes sont liées au choix des langues et à leur critère d’intégration das la version officielle, au mode d’élaboration et de distribution des fichiers de langues. Les outils sont des “supports de communication” (espaces web et listes de diffusion pour l’organisation du travail ou le support aux utilisateurs) ou des moyens de production (trad-lang, voir ci-dessous.).

Les langues de SPIP : quelques principes

SPIP est aujourd’hui traduit en de nombreuses langues des cinq continents : des langues africaines, des langues asiatiques, des langues “occidentales”, des langues “orientales”. Certaines sont des langues “dominantes” au regard des conditions géopolitiques qui régissent notre monde, d’autres des langues moins médiatisées à l’échelle mondiale, mais tout aussi importantes pour le patrimoine culturel de l’humanité, et a fortiori pour leur communauté de locuteurs, au-delà des frontières étatiques et nationalistes.

Partage et diversité

La communauté des traducteurs de SPIP ne fait aucune distinction de rang ou de dignité des langues selon des critères socio-économiques ou impérialistes, liés à leur aire géographiques et politiques de diffusion. Il n’y a pas de petites ou grandes langues à nos yeux, de langues prioritaires ou de langues inférieures, mais une faculté de langage humain s’exprimant dans la diversité.

Que votre langue soit une des langues de communication à l’hégémonie internationale ou la langue maternelle d’une petite communauté de locuteurs/locutrices, soyez rassuré-e-s : vous pouvez vous joindre à nous. Toutes les langues sont bienvenues, dans un esprit de partage et de diversité.

Langues naturelles, jargons etc...

Les langues vernaculaires (c’est-à-dire les langues “naturelles” dont la mémoire se perd dans la nuit des temps ou l’histoire ancienne; fongbé, italien, créole, japonais, etc. - en fait la majeure partie des langues de SPIP), comme les créations récentes et conscientes porteuses d’un projet politique compatible avec l’esprit SPIP (par exemple l’espéranto), voire quelques “langues pour rire” (langue des Hackers) ou jargons, voire quelques projets jouant des “registres de langues” (essais de “français copain”, où le tutoiement remplace le vouvoiement de la version française officielle) sont acceptées.

Dialectes et langues officielles

Les langues dites “régionales” et les variations dialectales sont également tout à fait bienvenues dans SPIP. Ainsi, pour l’ensemble linguistique hérité de ce que l’on appelle communément les “langues d’Oc” en France, un petit pôle de traducteurs et traductrices très réactif, nous a permis de découvrir la richesse du languedocien, du provençal, du limousin, etc.
Plutôt que de se disputer sur une version générique et uniformisée d’une langue qui aurait été le “porte-drapeau” sudiste de cette “langue d’oc” présumée uniforme, ils/elles ont fait l’effort de traduire SPIP en différents idiomes à la fois proches intercompréhensibles mais dotés de leur saveur propre.

Variantes et familles de langues

-  5 versions en occitan, n’est-ce pas trop ?

Non. Cela n’enlève rien à personne, mais au contraire évite les conflits stériles de légitimité ou de pseudo suprématie intrinsèque de telle ou telle version (conflits socio-linguistico-politiques qui dérivent facilement en guerres fratricides...). Cela permet aussi d’illustrer la richesse culturelle de cette vaste région méridionale française, au-delà des clichés administratifs d’une pratique exclusive de la langue officielle française, sans no plus porter préjudice à celle-ci.

Là encore, certains esprits chagrins ont parfois glosé et gloussé sur l’intérêt de multiplier les versions SPIP de langues dont ils ignoraient tout. Mais les esprits curieux ont pu s’interroger sur le paysage linguistique complexe résultant d’un territoire ou de l’Histoire et comprendre que les langues sont vivantes, appareillées sans doute mais avec leur sel propre, dans un continuum social, historique et géographique, qu’il serait d’ailleurs intéressant, un jour de détailler dans la doc de présentation.

De la même façon, les versions portugaise du Portugal et portugaise du Brésil peuvent-elles cohabiter sans souci dans une version1.8 qui leur permet de mutualiser, dans un premier temps, l’aide en ligne ou la documentation. Rien n’est figé. Chaque traducteur ou groupe de traducteur peut décider de singulariser les spécificités de sa version et de tout traduire intégralement pour celle-ci, ou de mettre en valeur les ressemblances et les passerelles avec les autres langues de sa famille linguistique.

Langues et (géo)politique : où se place donc la communauté des traducteurs de SPIP ?

SPIP porte la diversité linguistique en se reportant à une vision plus pragmatique et culturelle que géopolitique des langues. Le caractère de langue officielle ou non nous est parfaitement indifférent. Ce n’est ni un critère d’entrée ni un contraire d’exclusion pour accepter une traduction.

Nous n’ignorons pas les liens qui peuvent unir les questions linguistiques et identitaires, dont on sait qu’elles peuvent être manipulée pour servir des intérêts politiciens aux antipodes des valeurs de partage que nous essayons d’illustrer par et autour de SPIP. Nous ne souhaitons pas nous positionner collectivement comme caisse de résonance d’éventuelles batailles liées à une “orthodoxie” politico-langagière. Chacun est libre d’avoir ses convictions et ses engagements personnels ce qui ne veut pas dire que l’ensemble de l’équipe de telle langue ou que le “collège” des traducteurs de SPIP doivent y adhérer.

Le principe de travail qui prévaut est celui de la coopération linguistique, pas celui de l’affidation à telle ou telle vision orthodoxe d’une identité ou de sa traduction politique.

Traduire ou ne pas traduire SPIP en créole ou en basque ne présume pas d’une position autonomiste, indépendantiste ou au contraire jacobine de la communauté et des développeurs de SPIP, mais illustre l’existence de volontaires traducteurs et l’ouverture de SPIP comme support de diffusion de tout contenus possibles dans les aires d’expression et de compréhension de ces langues ni plus ni moins.Toutes les langues et toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues a priori.

Gestion des conflits sociaux linguitisques éventuels, et critères de qualité d’ue traduction

Restriction -rarissime- à l’acceptation d’une proposition de traduction de SPIP...

La seule restriction connue à ce jour concernent une utilisation “ouvertement nationaliste et belliqueuse” de la problématique du langage par un traducteur qui s’est ouvertement positionné dans une attitude hostile et raciste face à d’autres traducteurs/trices de la communauté. Ce fut le cas d’une proposition liée aux langues de l’Ex-Yougoslavie par un traducteur agressif, explicitant ses motivations guerrières dans notre espace de travail linguistique. Une mise au point très claire surs SPIP-trad le dissuada de venir jouer aux petits soldats avec nous.

Au contraire nous nous réjouissons de l’entrée du fongbé dans SPIP (disponible à partir de la version 1.8) qui a permis à la petite communauté de traducteurs de découvrir cette langue - de la famille mandingue - parlée au delà des frontières douanières, dans une aire touchant le Bénin, le Togo ou encore la Guinée. Le fongbé, qui s’écrit dans un alphabet propre et, tout comme l’arabe, le farsi ou l’hébreu -autres langues distribuées ou en cours de traduction pour SPIP - a d’ailleurs enrichi de sa palette propre, la calligraphie de SPIP.

Distribution des langues dans la version officielle

...ou en contribution sur le site spip-contrib

Si toutes les langues de SPIP ne sont pas distribuées officiellement dans la version stable de SPIP, notamment les langues pour rire et les versions jouant des registres de langue ou des variations de l’énonciation en fonction de critères sociolinguistiques - “français copain” ou “français bobo”, argot etc. -, elles sont toutes distribuées dans l’espace dédié de spip.net : “L’espace des traducteurs”, via le tableau de récapitulation des langues, et peuvent être proposées en “contribution” sur spip-contrib, notamment lorsque les “traductions” proposées relèvent d’un jeu sur les registres de langue ou d’une version humoristique.

Même s’il vaut mieux l’éviter, et privilégier un travail complet, une traduction superficielle de SPIP pourra parfois être distribuée en “contrib” de SPIP-contrib, sous la forme d’un fichier .txt, en attendant une internationalisation plus approfondie, ou pour sensibiliser d’autres contributeurs à l’existence d’un travail sur telle ou telle langue dont le mainteneur cherche des relais ou camarades de travail.

Ce sera le cas par exemple si une traduction du seul module “PUBLIC” de SPIP a été effectuée.

Dans le tableau récapitulatif de ’“L’espace des traducteurs”->http://www.spip.net/rubrique4.html], on peut en effet apercevoir le découpage des traductions en “modules” (ils correspondent aux séries de chiffres qui suivent le code ISO et le nom de chaque langue disponible, écrit dans sa propre langue et graphie).

Ces modules sont au nombre de 6 :

Les 3 premiers modules correspondent à SPIP lui même :
-  Module “SPIP” : qui permet de traduire toutes les “chaînes” de texte entrant dans des fichiers n’appartenant pas au répertoire “ecrire”.
-  Module “SPIP/ecrire” : qui permet de traduire toutes les chaînes de textes entrant dans des fichiers appartenant au répertoire “ecrire”.
-  Module “PUBLIC” : qui permet de traduire toutes les chaînes de textes liées à l’espace public : “blocs multi” des squelettes par défaut et des formulaires.

On peut les nommer “modules universels” de SPIP.

Les 3 modules suivants sont :

-  Module “listes.REZO.NET” : qui permet de traduire toutes les chaînes de texte qui permettent de traduire la liste de diffusion et son interface d’administration dans la langue choisie.
-  Module “site SPIP.NET” : qui permet de traduire les contenus propres au site officiel de SPIP.
-  Module “Trad-lang” : qui permet de traduire l’interface de traduction elle-même.

La traduction du seul module PUBLIC permet, comme son nom l’indique, d’internationaliser rapidement l’espace public d’un site.
Une discussion récente sur les listes SPIP-dev et SPIP-trad, autour de l’hébreu, a confirmé le fait que nous ne considérerons pas comme complète une traduction de ce seul module. Pour être distribuée officiellement dans la future version stable (en l’occurence la 1.8), l’ensemble des 3 modules universels au moins, et l’ensemble des 6 modules totaux de préférence.

L’apport des traductions à la communauté SPIP

Ouverture culturelle et enrichissements techniques

Historiquement (et grosso modo), l’internationalisation de SPIP a commencé par le vietnamien, l’arabe, puis plus tard, l’anglais, l’italien, le créole réunionais, etc.

D’emblée se sont posées d’intéressantes questions de gestion de l’affichage des langues, que les développeurs ont donc eu à gérer, articulant ainsi les aspects techniques du logiciels et ses aspects culturels.

Puis, l’ouverture sur une langue dite “régionale ou minoritaire”, comme le créole que beaucoup de gens méconnaissent ou pensent ne pas être “une langue qui s’écrit”, a ouvert la voie d’autres langues méconnues en dehors de leur zone d’influence propre. SPIP en créole a suscité quelques moqueries ethnocentristes, mais a surtout fait réagir de nombreuses personnes en Afrique, en décomplexant des locuteur de langues perçues comme langues “de tradition orale” uniquement. Si les questions de graphie orthodoxe se sont posées (et sont loin d’être résolues), cet essai de traduction en créole a aussi posé d’intéressantes questions de néologie, utiles aux traducteurs de langues qui ne disposaient pas, pour une raison ou une autre du jargon techniue de l’informatique. Aujourd’hui nous avons une version fongbé de SPIP, qui sera intégrée à la prochaine 1.8, et des versions bambara ou wolof sont en préparation...

Le travail des traducteurs sensibilise aussi les développeurs sur la nécessité de maintenir le cap d’une documentation simple et claire, pas trop idiomatique pas trop franco-française. Plus SPIP s’étoffe, plus il est difficile maintenir la simplicité de cette documentation

la grande qualité des textes constituant l’espace privé de SPIP, sa documentation interne (aide en ligne, éléments-guides de l’installation du logiciel) ou externe (documentation oficielle de spip.net ou contribution de spip-contrib). Cette clarté et cette qualité sont la marque de fabrique de SPIP. Elles demeurent d’autant plus essentielles qu’elles doivent servir une localisation en plus de trente langues... les traducteurs le rappellent de temps en temps...Les développeurs historiques en sont conscients. Ceux de spip-contrib peuvent y être sensibilisés. C’est le but de ces uelques lignes.

Dans tous les cas, l’ ouverture sur le monde des langues a permis a SPIP de se développer techniquement (à travers les questions que posait la gestion de l’affichage de chaque langue puis la création des liens entre les langues pour un véritable multilinguisme de l’outil. Cf: charset, translitération, affichage bi-directionnel, “blocs multi”, etc.) et a constitué et constitue encore une des belles aventures humaines du petit écureuil.

Les espaces communs aux traducteurs/traductrices

... et aux utilisateurs de fichiers multilingues

Tous ceux que le multilinguisme de SPIP intéressent peuvent souscrire une inscription à la liste de discussion des traducteurs : spip-trad.

Attention, cette liste est aussi et surtout un espace de travail de la communauté, dont le débit est assez irrégulier parfois calme parfois très fourni.

Dans “L’espace des traducteurs” de spip.net, véritable “porte ouverte” sur la communauté des traducteurs/trices, on trouvera :
-  un récapitulatif du travail en cours : panorama et avancement des langues disponibles ;
-  les fichiers de langues en .txt, récupérables sans inscription sur le site (un simple clic sur les “chiffres” de chaque module de langue dans l’idome choisi suffit à faire s’ouvrir un fichier qu’il ne reste plus qu’à enregistrer sur son ordi)
-  les renseignements et les outils utiles pour participer.

Participer aux traductions

des motivations diverses

L’ambition de traduire SPIP dans ces diverses langues est, pour nombre d’entre les traducteurs/trices, liée à l’envie toute simple de se doter d’un outil de publication dans sa langue maternelle.
Il peut également s’agir de permettre la mise en circulation sur le réseau mondial de ressources culturelles diversifiées, de lutter contre la fracture numérique Nord-Sud (souvent aggravée par une fracture linguistique face aux outils de l’hégémonie technique anglo-saxonne) voire d’utiliser, à terme, la simplicité de publication de SPIP comme support de soutien à la formation de jeunes ou l’alphabétisation d’adultes, dans leur langue, de façon pragmatique et à travers un outil moderne et valorisant.

Les motivations sont multiples, et servent souvent un projet personnel initial, profitant finalement à tous, dans la logique du partage des logicilels libres. Tant que vous êtes motivé-e-s, la participation est aisée !

Comment devenir traducteur ?

L’arrivée d’une nouvelle traductrice ou d’un nouveau traducteur se fait tout naturellement et à son initiative.

Il suffit d’être volontaire, de se sentir les capacités linguistiques pour se lancer dans l’aventure et de signaler sa bonne volonté aux autres traducteurs/trices, en s’inscrivant sur la liste de discussion spip-trad, commune à l’ensemble des trads, ou sur le site spip.net (laisser alors un petit message dans le “forum interne” pour éventuellement obtenir de l’aide).

S’inscrire comme rédacteur sur spip.net ouvre des droits d’accès à l’outil de traduction en ligne “trad-lang” (logiciel libre développé sur mesure pour nos besoins par notre traducteur espérantiste : Florent Jugla).

Trad-lang est très facile d’emploi et ne demande aucune connaissance informatiques préalabes. Il dispose d’une interface “intuitive” qui permet de traduire chaque élément de l’espace privé de SPIP ainsi que le vocabulaire commun aux squelettes, mais aussi les pages de présentation des listes de discussions dédiées à SPIP et même l’interface de traduction elle-même !

Il est également possible de traduire SPIP en récupérant et complétant les fichiers de langue disponibles en.txt (et sans inscription préalable) dans l’Espace des traducteurs. Dans ce cas, un simple éditeur de texte permet de modifier le chier qu’il faudra néanmoins faire parvenir à la communauté des traducteurs pour qu’il puisse s’intégrer au travail déjà existant ou être intégré (commité) dans SPIP par les développeurs ayant accès au CVS.

Toutes les traductions de SPIP se doivent d’être en accord avec l’esprit de la licence libre sous laquelle est distribué le logiciel : la GPL. Les traducteurs/traductrices qui nous rejoignent dans ce projet de SPIP polyglotte doivent donc partager ces valeurs qui permettent la libre circulation d’un patrimoine commun, que chacun peut étudier, modifier et redistribuer pour permettre son amélioration.

Ouvrir l’espace d’une nouvelle langue

L’ouverture d’une nouvelle langue dans nos espaces de travail permet à chacun des membres de la communauté des “trads” tout d’abord mais aussi aux développeurs et surtout utilisateurs de SPIP de découvrir d’autres horizons. C’est donc toujours une bonne nouvelle, et il ne faut surtout pas hésiter à se lancer si on en a l’envie et les capacités linguistiques.

Rejoindre une équipe en place ? rien de plus facile

- Mise à jour :18 November 2007 at 16:15